Tricherie au casino de Monaco

Deux ressortissants italiens, de passage à Monaco, ont comparu au mois d’août 2016 au tribunal correctionnel pour avoir fait une escroquerie au préjudice du casino de Monte Carlo. Grâce aux caméras de surveillance, les inspecteurs du casino ont pu identifier une escroquerie autour de la table de la roulette.

La technique dite de « la poussette »

A leur arrivée dans le magnifique casino de Monaco, ils achètent des jetons pour quelques centaines d’euros, mais très vite ils se retrouvent à cours d’argent. Ils décident de se « refaire » avec la méthode de tricherie connue à la roulette dite de « la poussette ».

Quel est le mode opératoire de cette tricherie ?

Triche à la rouletteLe principe est extrêmement simple… c’est pour cela qu’il a été rapidement déjoué par le service de surveillance du casino Monégasque (Casino de Monte Carlo appartenant à la société des bains de mer). Sur le tapis de la table de jeu à la roulette, l’un des escrocs dépose deux jetons de 100 euros puis un troisième jeton de 50 euros sur l’une des cases choisies en espérant remporter 115 fois la mise si la fameuse case était gagnante. Les probabilités de gain étant très faibles, un complice déplace légèrement les jetons de son coéquipier vers le numéro ou la couleur qui vient d’être désigné par la boule. Après ce tour de passe-passe, les jetons se retrouvent à cheval entre deux cases et apparaît la possibilité de gagner 17 fois la mise. Ce subterfuge a été mis en œuvre à la roulette anglaise où les joueurs disposent d’une couleur de jetons attribuée. Cette escroquerie leur a permis de gagner près de 3500 euros.

Les tricheurs au tribunal

Le président du tribunal a essayé d’en savoir plus à propos des deux accusés mais les deux complices sont restés très vagues quant à leur intention de se partager les gains ou de les rejouer sur place. Le scénario est néanmoins limpide pour la cour au vue du manque de crédibilité de leur version des faits. Le tribunal les condamne donc à 15 jours de prison ferme. L’avocat de la défense ne conteste pas la tricherie cependant il estime qu’elle n’a pas atteint de gravité particulière. L’avocat requiert la clémence du tribunal invoquant l’invalidité d’un des prévenus dont le jeu est le seul moyen de divertissement et concernant le second, « il n’a pas besoin de gagner au casino pour vivre » de part sa profession de chef d’entreprise et invoque simplement une addiction aux jeux de casino. Malgré la plaidoirie de l’avocat, le tribunal doublera la peine qui sera demandée par le ministère public. L’histoire ne dit pas s’ils auraient triché qu’au jeu de la roulette ou bien aussi à  d’autres jeux de casino tel que le blackjack, le craps, le poker… A l’avenir les deux accros aux jeux de casino seraient mieux inspirés de jouer sur des casinos en ligne où la tentation de tricherie sera peu probable du fait de la haute sécurité des casinos en ligne.